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FAQ Réforme Collège 2016

Foire aux questions

Combien de professeurs est-il nécessaire de mobiliser ?

Le projet doit dans l’idéal être porté par deux enseignants, dont au moins un qui assurera le rôle de référent-coordinateur. Au fil du projet, le champ d’action de la Mini- Entreprise couvrant quasiment toutes les disciplines, l’ensemble de l’équipe pédagogique d’une classe peut être mise à contribution, plus ou moins ponctuellement, pour l’avancée et la réussite du projet.

Que ce soit à 2, 3 ou 8, les professeurs qui gravitent autour du projet doivent travailler en coordination et disposer de créneaux pour se retrouver entre eux ou en groupe avec les élèves.

Comment, en tant que professeur, je peux terminer mon programme en appliquant un programme comme la Mini-Entreprise ?

La Mini-Entreprise en tant que projet n’entre pas en concurrence avec l’enseignement du programme de l’année. Au contraire, il est tout à fait possible de l’intégrer pour en faire un cas d’étude pratique et ce dans de nombreuses matières. Construire un projet Mini-Entreprise au sein de son établissement ne signifie donc pas donner une heure sur son programme, mais envisager de travailler autrement.

Si la Mini-Entreprise est un projet de classe, quid de la répartition en services ?

La répartition en services est essentielle pour assurer le bon fonctionnement de la Mini-Entreprise. En effet, ce programme n’est pas un enseignement descendant, mais un projet collaboratif où chacun doit trouver sa place et apporter sa contribution.

Toutefois, les premières séances, qui s’étalent généralement sur un trimestre, nécessitent un travail en groupe classe, le temps de choisir et valider le produit (voir carte de la Mini-Entreprise en annexe 1). Ainsi, le brainstorming, l’étude de faisabilité technique, l’analyse des besoins et compétences du territoire, l’élaboration du business model, l’étude de marché et son analyse, la rédaction des CV, lettre de motivation, nom d’entreprise et slogan peuvent s’intégrer dans des disciplines telles le français, les mathématiques, la technologie ou la géographie et l’éducation civique. A noter que même en groupe classe, le travail en ilots peut être utilisé pour répartir les tâches ou confronter différentes propositions sur un sujet donné.

Sur le 2e et 3e trimestre, la répartition en services est indispensable pour la bonne marche de la Mini- Entreprise. Ainsi, grâce à la connaissance des élèves acquise lors du premier trimestre, il est possible d’identifier les compétences de chacun et les objectifs à atteindre. Ces données pourront ensuite entrer en ligne de compte lors de la répartition en services et les tâches données à chacun. En effet, la Mini-Entreprise est un outil pédagogique et une méthodologie mise au service de l’apprentissage.

En termes pratiques, les élèves peuvent travailler en services avec leur professeur référent sur les créneaux dévolus à la Mini-Entreprise, en cours classique, ou si l’emploi du temps a prévu une organisation des cours en Co animation, être répartis entre les différents encadrants en charge du projet. Ex : un pôle administratif avec le professeur de français, un pôle communication au CDI, un pôle technique avec le professeur de matières scientifiques...

Peux-t-on faire reposer l’activité de la Mini-Entreprise sur plusieurs classes, où chacune assurerait un service (communication, administratif ...) ?

Cette pratique est déconseillée car le projet Mini-Entreprise a besoin d’un esprit de cohésion, et d’une excellente communication entre les services. L’idéal est un groupe de 15 à 25 élèves réunis dans une même classe. Si vous souhaitez mixer les élèves d’un même niveau, il est important de leur assurer un créneau de deux heures hebdomadaires où ils pourront échanger et travailler en groupe à l’avancée de leur projet.

Quelles matières choisir pour porter la Mini-Entreprise ?

Le choix des professeurs référent(s) et porteur(s) de projet de la Mini Entreprise ne doit pas dépendre de la discipline enseignée mais de l’envie des enseignants à s’approprier et porter ce type de projet. Au moment du choix du projet, il est possible de donner aux élèves un ensemble de prérequis pour les guider dans le choix du projet et répondre ainsi aux compétences à valider dans la discipline porteuse du projet. Il ne s’agit pas ici d’imposer un choix aux mini-entrepreneurs, car cela va à l’encontre de l’esprit de la Mini-Entreprise qui vise à la prise d’autonomie des élèves, mais d’établir un cadre. Par exemple, un jeu sur la guerre de 14-18 réalisé en partenariat avec un professeur d’histoire-géographie, un gîte à insectes avec un professeur de SVT. L’idée est donc d’envisager dès le mois de juin de travailler sur une thématique donnée : le développement durable, les dynamiques territoriales, le maniement de certains outils technologiques... Ensuite, à la rentrée, l’imagination et la créativité des élèves fera le reste.

La Mini-Entreprise peut-elle être assimilée à un Enseignement de complément ?

Non, les heures dédiées aux enseignements de complément sont dédiés aux langues anciennes et aux langues régionales. Un enseignant de langues anciennes ou régionales peut cependant décider d’utiliser la Mini Entreprise comme support d’apprentissage concret et élaborer avec ses élèves un produit ou un service en rapport direct avec sa discipline.

Comment puis-je évaluer mes élèves ?

La Mini-Entreprise permet de développer de nombreux savoir-faire et savoirs-être à travers la construction d’un projet concret. Il est donc tout à fait possible de construire une grille d’évaluation des items du socle commun de connaissances et compétences - palier 3, d’une manière générale pour l’ensemble du groupe Mini-Entreprise et ensuite, service par service. EPA travaille actuellement sur des modèles de grilles d’évaluation en accord avec les nouveaux programmes pour accompagner les équipes pédagogiques dans cette tâche.

De plus, dans le cadre de la réforme, une nouvelle épreuve orale est intégrée au DNB au cours de laquelle l’élève présente un projet interdisciplinaire qu’il a conduit dans le cadre des EPI ou dans un autre parcours. Les compétences évaluées sont l’expression orale, la conduite de projet, le travail en équipe et l’autonomie.